
Je m’intéresse à la temporalité de la lenteur, de la contemplation, à l’effet d’accumulation et du geste répétitif. Je crée des installations, des reliefs sculpturaux, des lieux à découvrir ou à vivre, des environnements où l’épuration, la sensibilité et la poétique sont au premier plan. Je transpose l’empreinte sensorielle de la marche et de la cueillette d’éléments naturels sauvages au sein de l’espace d’exposition. Mon travail est intimement lié au paysage et territoire que j’habite et que j’investis.
Je m’interroge sur notre rapport à la nature et sur notre façon d’habiter celle-ci. Je me questionne sur les impacts qu’ont nos choix et actions sur la nature et j’observe ses effets sur l’être humain. Je m’applique à laisser une trace minime dans l’écosystème naturel et une trace maximale dans l’écosystème social et artistique.
Par l’entremise d’une gestuelle singulière, je développe des canaux de communications bidirectionnels. Des alliances intemporelles entre l’intime, le collectif et l’environnement s’entre-croisent. L’éphémérité de mes sculptures interactives transgresse la notion d’attachement à l’objet au profit d’une expérience collective intrinsèque au cinq sens. L’aspect de quotidienneté de mes déplacements constitue l’une des prémices de mon travail par laquelle, l’autre avec une intimité référentielle au territoire, introduit et manie l’œuvre en cours.
Mon esthétisme processuel de l’apaisement, exprime mon intention artistique axée sur la fraîcheur d’espaces sensoriels réflexifs et salutaires en regard des bris intergénérationnels et environnementaux auxquels les êtres vivants sont appelés à s’adapter.
Geneviève Baril a terminé des études de Maîtrise en arts visuels à Québec en 2010. Récipiendaire du Prix des arts visuels Stelio-Sole en 2024 et du prix Création en arts visuels,-Arts excellence en 2023. Plusieurs fois récipiendaire de bourse du CALQ et du conseil des arts du Canada, sont travail a été présenté tant au Québec qu'à l'étranger.